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Le virtuose (2005)

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Un vrai plaisir de retrouver Dustin Hoffman avec une prestation qui n’a rien perdu de son aura. Un point supplémentaire pour la prestation de Jean Reno, assez courte, qui prend un accent très européen pour jouer le rôle ce qui est logique vu le personnage qu’il campe. Mais le rôle principal de Niki White est joué par Leo Woodall. Son jeu est tout-à-fait cohérent avec le personnage, sans fioriture et j’aurais pu apprécier un peu plus de psychologie dans le personnage qui campe tout de même dans une certaine simplicité de jeu face à Dustin Hoffman, qui cabote avec virtuosité.

Là où je suis plus sceptique, c’est le scénario. Bien que salué (Aux Vancouver Film Critics Circle Awards 2025, les deux scénaristes remportent le prix du meilleur scénario d’un film canadien), j’avoue que j’aurais essayé davantage de subtilité. On « sent le truc arriver » et, du coup, j’ai été un peu déçu. Bien que l’on ne soit pas complètement dans le scénario téléphoné, on s’en rapproche. Du coup, je me pose la question de savoir si je suis trop sévère avec les films que je voie. Remarquez que ma fille de 18 ans a aussi relevé quelques incohérences.

C’est d’ailleurs tout l’art du scénario : le rendre crédible et créer un suspense. Raconter une histoire avec un personnage qui devient un héros, c’est la trame obligatoire, mais tout se joue ailleurs, et souvent dans les détails.

Il suffirait de peu de choses pour rendre ce film exceptionnel. Surtout que les idées sont bonnes : un accordeur de piano qui devient ouvreur de coffres-forts, ça fonctionne bien et, franchement, les critiques sont plutôt bonnes alors pas non plus de quoi passer à côté.

Allez, je donne 14/20.

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